
RADIO - mardi 17 mars 2009
Lundi matin, juste après la fin de la trêve hivernale, une mère et ses deux enfants ont été expulsés de leur logement à Pont-Saint-Esprit dans le Gard. La semaine dernière, la ministre du Logement avait pourtant promis que plus aucune expulsion ne serait exécutée "sans solution de remplacement". Dans ce cas, la préfecture a reconnu un "loupé".
L’arrêté d’expulsion datait de septembre 2007. Mais c’est lundi matin à 9h30, juste après la fin de la trêve hivernale, que des huissiers ont frappé à la porte d’une famille de Pont-Saint-Esprit dans le Gard. Une mère de 54 ans qui élève seule ses deux enfants a ainsi été expulsée, après avoir eu le temps de prendre seulement avec elle quelques affaires.
La semaine dernière, Christine Boutin, la ministre du Logement, avait pourtant promis que plus aucune expulsion ne serait exécutée "sans solution de remplacement". Dans ce cas, la famille expulsée a bien été relogée dans la journée par la mairie. Mais cette installation dans une chambre du centre communal d'action sociale n’est qu'une solution provisoire.
La préfecture a reconnu de son côté "un loupé" dans ce cas et a promis de réexaminer tous les dossiers semblables selon les nouvelles directives de Christine Boutin. Mais elle pointe du doigt le fait que cette famille n'avait jamais déposé de demande pour un logement social jusque là.
La mère de famille, choquée par cette expulsion, a entamé des démarches pour trouver un logement où rester durablement. Car la crainte des associations de défense du logement social, c'est que les engagements de Christine Boutin se limitent en fait à des solutions d'hébergement temporaire au détriment d'un relogement stable.
publication : europe1
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