"Le mal-logement nous concerne tous"

PRESSE | 15 MAI 2009 - jeudi 14 mai 2009

Plus de deux ans après le campement du Canal Saint-Martin, le leader des Don Quichotte poursuit sa croisade en faveur des sans-abris et mal logés. Ce vendredi 15 mai, son association va à nouveau installer des tentes dans le centre des grandes villes française.

 

L’action des Don Quichotte entre-t-elle dans une nouvelle phase ?
Oui, on prépare depuis un mois l’action de demain. L’objectif de ce Tour de France, c’est de pousser à nouveau les politiques à nous intégrer dans leur agenda. Il faut absolument inclure le mal-logement dans les plans de relance. Depuis un an et demi, on travaille activement à élaborer une boîte à outils très précis, dans le cadre d’un collectif de 800 associations, comme la Fondation Abbé Pierre, la Croix-Rouge, le Secours catholique, etc. On ne reconstruira pas le pays en un an mais en en cinq ans, on pourrait déjà obtenir des résultats spectaculaires. Le problème, c’est qu’au niveau politique, les rencontres avec François Fillon, Christine Boutin ou encore avec Alain Reignier, le « super-préfet » des mal-logés, n’ont rien donné. En France, les politiques ne réagissent que face à la mobilisation. Et s’il faut remettre des tentes tous les six mois, on le fera.

La situation du mal-logement aujourd’hui en France ne s’est donc pas améliorée ?
Concrètement, la situation a empiré : on construit moins de logements qu’avant, les ménages sont touchés de plein fouet par la crise et au final, le mal-logement nous touche tous. Parce qu’il n’y a pas que les sans abris. Les logements trop chers, trop petits ou encore insalubres concernent une grande partie de la population : peu de gens savent qu’aujourd’hui 65% des Français ont théoriquement droit au logement social. Quant à tous ceux qui, aujourd’hui, sont obligés de consacrer 50% de leur salaire au paiement de leur logement, c’est inadmissible. C’est d’ailleurs pour ça que les classes moyennes sont directement concernées par notre combat, c’est aussi leur pouvoir d’achat qui est en jeu.

Vous êtes très remonté contre les autorités politiques ?
Oui, parce que les solutions existent mais qu’il n’y a pas de volonté politique. Et il ne s’agit pas seulement d’argent. Prenez l’exemple des 30% de logements sociaux obligatoires dans toute nouvelle construction : les préfets ont la possibilité de se substituer aux maires qui préfèrent payer l’amende et de les forcer à respecter la loi. Mais ils ne le font pas. Mais le problème vient surtout des politiques qui se contentent d’une vision à court ou à moyen terme. Leur action se réduit à de la communication qui souvent surfe sur l’ignorance du grand public. Comment Christine Boutin, ministre du Logement, peut-elle affirmer qu’ « on n’a jamais construit autant de logements en France » alors que c’est le contraire ? C’est tout simplement un mensonge. C’est comme pour le Droit au logement opposable : sur le papier, on nous vend le DALO mais quatre mois plus tard, on baisse le budget du logement et de la ville. Et les logements promis n’existent pas. Cela revient à mettre en place un droit supplémentaire tout en le rendant inapplicable. A terme, c’est une crise qui va coûter beaucoup plus cher à la société.

Qu’attendez-vous de la mobilisation de demain ?
Nous voulons redonner la possibilité aux gens de se mobiliser et de combattre. C’est dans l’intérêt de tous d’agir collectivement parce que le logement, comme la santé, est indispensable à chacun pour s’épanouir et se projeter dans l’avenir. Des étudiants aux retraités, en passant par les ménages pauvres et les classes moyennes, tout le monde est invité à nous rejoindre. Pas par solidarité mais pour l’intérêt général. Parce que le rôle de la société civile, ce n’est pas seulement de donner de la soupe et des fringues. Il faut aussi en finir avec la méritocratie qui consiste à dire que c’est plus scandaleux pour un type qui travaille d’être à la rue. Ce n’est pas moins scandaleux qu’un retraité vive dehors.

Personnellement, comment vivez-vous la médiatisation qui accompagne votre engagement ?
Aujourd’hui il faudrait donner davantage la parole au collectif d’associations et à des personnes comme Christophe Robert, de la Fondation Abbé Pierre, qui sait vulgariser une vraie expertise. Mais le rapport aux médias est compliqué. A l’époque des campements au bord du Canal, à la fin, les journaux en ont eu marre, l’hiver était fini. Ils ont transformé la fin de l’histoire en fait divers, avec les plaintes des riverains. Et quand le gouvernement a communiqué sur le village de bungalows à Ivry, ils ont tous raconté l’histoire de Marcel qui vivait sur le bord du périph’ et qui a été relogé, grâce au mignon petit bungalow. Des villages de bungalows, le gouvernement en avait promis 100. Il n’y en a eu qu’un.


Quels sont vos projets, au-delà de l’installation des tentes ?
Pour l’instant, il faut vraiment que nous trouvions des fonds pour poursuivre l’action des Don Quichotte, payer le camion, les tentes, etc. Sans subvention, on dépend exclusivement des dons. Mais sinon, j’ai une formation en droit, je suis fiscaliste à l’origine. J’envisage de me réinscrire à l’université et de passer mon diplôme d’avocat. C’est une profession qui fait vraiment défaut dans le domaine du mal-logement et notamment, dans le cadre de la loi DALO.

publication : metro
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Je souhaite vous rencontrer.

bge.vincent - vendredi 22 mai

Messieurs,

Merci pour votre grand coeur et votre courage.
Plus les jours passent et plus les dirigeants cherchent à nous engouffrer dans le chaos.
Plus que jamais nous avons tous besoin les uns des autres, c'est pourquoi je souhaite vous rencontrer afin de travailler à unifier la Résistance. Je sais bien que ça fait "grande phrase" mais pour vous prouver que je ne fait pas que blablater, voici un lien vidéo où vous verrez que je suis intervenu sur un plateau télé pour essayer d'avertir les français du projet du gouvernement dictatorial qui se met en place :
http://911nwo.info/2009/05/13/gouvernement-mondial-incident-en-direct-su...

Je suis inscrit sur votre site mais je vous redonne les coordonnées :

06 46 69 41 51
bge.vincent@yahoo.fr

Je suis pleinement disponible et prêt à agir sur le terrain.

Merci encore pour votre combat.

Vincent Burguiere

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