
ASSOCIATIONS UNIES | DALO | EVéNEMENT | GOUVERNEMENT | PRESSE | RéUNIONS PUBLIQUES | TRAVAILLEURS SOCIAUX - dimanche 29 novembre 2009
Le camion d'Emmaüs bouche le pont Saint-Pierre. Derrière lui, les camionnettes du Secours Catholique ou de France terre d'Asile. Assis sur ce pont et sous le ciel qui menace, 150 manifestants à crier que «Le toit, c'est un droit».
Embouteillage pour la bonne cause, cette après-midi. Il existe la loi dite du «Droit au logement opposable», mais elle est sans effet aucun, vient dire en soutien la députée PS Martine Martinel.
Le secrétaire d'État au Logement est venu promettre le mois dernier à Toulouse que des équipes allaient être mises en place pour «activer» les choses. «Où sont ces équipes?» demande la députée, bientôt rejointe par sa collègue de la première circonscription, Catherine Lemorton.
Ces élues saluent Isabelle, l'increvable militante des Enfants de Don Quichotte, et résument: «il y a 2000 logements vacants à Toulouse, une loi qui aurait dû changer la donne, mais toujours autant de monde mal logé ou dans la rue».
Les rangs du fond, côté Saint-Cyprien, sont habillés de sacs en plastique noirs. Une belle unité de ton. Ces manifestants sont en revanche moins toniques pour reprendre les slogans lancés depuis un mégaphone. De toute façon, le crieur s'époumone en un peu dans le vide. C'est comme si le coeur n'était pas.
Il faut dire que le rassemblement n'est pas très étoffé. Les bonnes causes ne sont pas toujours les plus mobilisatrices. La manifestation se sera malgré tout rendue à la préfecture de la place Saint-Etienne pour demander au représentant de l'État qu'autre chose soit fait que des lois sans efficacité.
Les sans-toit sont la part de malheur invisible de la société. Ce qui explique peut-être aussi qu'ils ne soient pas l'objet de plus d'attention politique. Pour le coup, ce vendredi, ils se sont manifestés à la vue de tous.
GLv.
publication : libetoulouse
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