Normandie : Augustin Legrand provoque le bras de fer

PRESSE - lundi 20 avril 2009

Le cofondateur de l'association Les enfants de Don Quichotte est en visite à Caen, ce week-end. Retour sur la situation « catastrophique » des SDF et sur la lenteur politique.

Pourquoi replanter les tentes à Caen ce week-end ?

Caen constitue une ville étape de notre Tour de France des mal logés, débuté le 15 mars. Dans chaque ville, nous allons à la rencontre des sans domicile fixe, des travailleurs sociaux, des associations, des étudiants, des élus... Nous voulons créer un véritable rapport de force avec l'État avant le 15 mai. À cette date, nous installerons un campement citoyen à Paris.

Depuis la première opération Don Quichotte, durant l'hiver 2006 - 2007, qu'est-ce qui a changé ?

À l'époque, un candidat à la présidentielle nous avait promis qu'il n'y aurait plus de SDF d'ici deux ans. Deux ans après son élection, Nicolas Sarkozy peut constater que la situation a empiré. C'est catastrophique. Les budgets des ministères de la Ville et du Logement ont baissé de 10 %. Très peu de logements sociaux ont été construits. Les SDF ne sont que la partie visible de l'iceberg : derrière, il y a neuf millions de précaires. Avec ses 3,5 millions de mal-logés, c'est comme si notre pays sortait de guerre. Si on doit planter les tentes tous les six mois pour les défendre, on le fera.

Que pensez-vous des mesures déjà prises ?

On note une absence de volonté politique. Je suis atterré de voir que l'on n'arrive pas à se saisir des choses. Certes, l'écoute et le diagnostic ont été affinés mais sans aucune action. Les seules qui ont été réalisées se traduisent parfois par des effets pervers. Prenez la stabilisation des personnes dans les centres d'hébergement : 30 % de ces personnes travaillent. En les stabilisant toutes, les centres se sont vite retrouvés engorgés. Aujourd'hui tout est bloqué.

Tout comme la loi Dalo (Droit au logement opposable). Il s'agit d'un recours supplémentaire mais les gens ne s'en saisissent pas. Les avancées sont trop souvent contre-productives.

De nombreuses améliorations sont en cours à Caen. Sur le plan local, ça bouge ?

On constate des efforts mais il n'y a pas d'hiver qui se passe bien. Ici comme ailleurs. Le Village de l'espoir ne changera rien. C'est le phénomène des vases communicants. Si la situation à Caen est bonne, de plus en plus de personnes voudront s'y installer. Et le problème restera entier.

Que souhaitez-vous obtenir ?

Nous demandons une nouvelle politique publique. Des logements moins chers pour les classes moyennes. Des conditions de vie décentes. Il faut aussi lever le voile sur la situation des mal logés. C'est une priorité dont on ne parle jamais. Sauf l'hiver quand il y a des morts. On veut du logement et des grands travaux.

Émilie CHASSEVANT. (Ouest France)

publication : Ouest France
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Message de Véronique

lesenfants - mardi 21 avril

URGENT
nous vivons à l'année dans un mobil-home qui nous appartient et nous allons être expulsés sans aucun problème de paiement, mais pour discrimination par rapport à notre situation sociale(RMI), dans l'attente d'un logement et dans une situation comparable par rapport à deux autres résidents qui vivent à l'année comme nous mais qui sont bien acceptés par la direction. Un jugement d'expulsion doit arriver le 5 mai prochain et probablement sans délai car nous sommes considérés sans titre ni droit suite à un contrat que le gérant du camping n'a pas voulu nous renouveller. Nous avons fait appel pour le non-renouvellement de ce contrat mais l'avocat qui nous a très mal défendu ne l'a pas fait valoir ! Nous allons être expulsés sur une décision que nous contestons en appel. Pouvez-vous nous aider s'il vous plait car nous sommes tous seuls et vraiment en situation de faiblesse par rapport à ce gérant. Nous sommes sans eau, ni électricité depuis le 1er janvier 2009 et sans accès à notre mobil-home pour nous faire partir avec toutes les conséquences...
Nous sommes dans les landes au camping Latécoère à bISCARROSSE; ; Nous comptons vraiment sur votre aide et nous aurions souhaité votre présence sur ce camping pour médiatiser et intervenir sur place.
Merci beaucoup de votre aide, nous attendons votre appel car nous n'avons pas internet à proximité du camping. Merci beaucoup et à très bientôt.
nous comptons sur vous.

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