Vannes : les Enfants de Don Quichotte plantent leurs tentes ce vendredi

PRESSE | 15 MAI 2009 - jeudi 14 mai 2009

Vannes va-t-elle voir fleurir des tentes rouges dans ses rues, à l’image de Paris il y a deux ans ? C’est en tout cas l’objectif d’un rassemblement prévu ce vendredi à 19 h, place de la mairie. « Une fois réunis devant l’hôtel de ville, on décidera où nous irons poser nos tentes », explique Christelle Pothier. Responsable de l’antenne vannetaise des Enfants de Don Quichotte, elle peaufine depuis deux mois l’organisation « d’un campement solidaire » prévu à Vannes ce vendredi 15 mai. « D’autres actions ont lieu dans toute la France. Nous suivons l’appel national des Enfants de Don Quichotte. Le but du jeu est d’alerter les pouvoirs publics sur le mal logement. C’est un problème qui touche tout le monde. »

Le même jour que Fillon

Sans-abris, membres du collectif et sympathisants comptent ainsi passer toute la nuit dans leurs tentes dans un lieu encore secret à l’heure où nous écrivons ces lignes. « Si on ébruite l’endroit choisi, on risque de ne pas nous laisser y passer la nuit », reconnaît Christelle Pothier.

L’opération risque de faire grincer quelques dents. L’opération des Enfants de Don Quichotte tombe le même jour que la venue dans le Morbihan du premier ministre. « C’est un hasard, assurer Christelle Pothier. Et cela risque de nous desservir. Avec cette visite, il n’est pas garanti du tout qu’on nous laisse camper toute la nuit. »

Quelle ampleur la mobilisation va-t-elle prendre ? Les responsables vannetais des Enfants disent l’ignorer. « C’est la grosse surprise. On ne sait pas du tout mais l’idée de base reste de partager un moment avec les sans-abris. »

Vannes pas épargnée par le mol logement

Les Enfants de Don Quichotte entendent dénoncer une « situation du mal logement qui a empiré ». « Des associations comme la Fondation Abbé Pierre tire la sonnette d’alarme d’année en année mais le gouvernement ne fait rien », explique Christelle Pothier. Elle estime que la Cité des Vénètes n’est d’ailleurs pas épargnée par le problème. « A Vannes, on dénombre six places d’hébergement d’urgence à l’année, et douze en hiver. C’est largement insuffisant. »


Pour pouvoir laisser des commentaires vous devez vous inscrire
Connectez-vous pour pouvoir intéragir sur le site
OK

Pas encore inscrit ?
Créer un compte !

Newsletter
Votre e-mail:
 
 

Le printemps revient, les expulsions aussi...

En plein hiver, l'armée du salut expulse des sans abri à Toulouse !

Des étudiants en grève des loyers

les tentes rouges aux JO de Vancouver

Toulouse : Les "SDF sans frontières" appliquent le droit à l'ingérence sociale

Contraints de vivre dans leur camion

Pas assez de logements sociaux à Bezons

Augustin Legrand - les naufragés du logement

Mal-logement : "Nous avons connu les hôtels bon marché, les marchands de sommeil..."

Au Finosello, I Fratelli di a strada crée le collectif des « sans »